Étiquette : Cas d’usage

AI-Native vs AI-Assisted : le vrai fossé

Le tournant de la « Sincérité » technologique

En 2025, le monde de l’entreprise atteint un point de rupture. Après des années d’expérimentations massives, les chiffres sont tombés : 95 % des projets de GenAI échouent à produire un ROI mesurable. Pourquoi ? Parce que la majorité des organisations se contentent de « plaquer » l’IA sur des modèles hérités du passé.

Il existe aujourd’hui un fossé technologique et stratégique entre l’entreprise AI-Assisted (assistée par l’IA) et l’organisation AI-Native (native de l’IA). Comprendre cette distinction n’est plus une question de sémantique, c’est une question de survie concurrentielle.

1. L’architecture au-delà du gadget

Le premier pilier réside dans les caractéristiques techniques et structurelles qui définissent ces deux mondes.

  • L’IA-Assisted (L’IA comme fonctionnalité) :
    Ici, l’IA est un « module » ou une interface ajoutée à un système existant. On ajoute un chatbot à un site web ou un résumé automatique dans un CRM. Le cœur du système reste déterministe et rigide, basé sur des règles fixées par l’homme. Les données sont souvent traitées par lots (batch processing), ce qui limite la réactivité.
  • L’AI-Native (L’IA comme moteur) :
    Une organisation native est conçue entièrement autour de l’IA. L’IA n’est pas un accessoire, c’est le moteur du système. Son architecture repose sur une approche probabiliste et non déterministe, utilisant des modèles LLM comme orchestrateurs centraux.
  • Les couches de l’IA Native :
    Elle s’appuie sur une architecture à 6 couches : des systèmes de record (SAP, Salesforce) connectés à un graphe de connaissances (Knowledge Graph), sur lesquels s’appuient des workflows intelligents et des agents autonomes.

2. Pourquoi le « Natif » écrase l’assistance

L’avantage d’une structure native réside dans sa capacité à transformer la complexité en agilité pure.

  • Vitesse de développement (V-Bounce) :
    Dans un cycle de vie logiciel (SDLC) classique, le codage prend du temps. En AI-Native, grâce au modèle « V-Bounce », le temps passé à l’implémentation est réduit de moitié. L’IA génère le code presque instantanément, permettant aux humains de passer du rôle de créateurs à celui de vérificateurs et validateurs.
  • Apprentissage composé :
    Contrairement aux systèmes assistés qui stagnent, les plateformes natives possèdent des boucles de rétroaction continues. Elles s’améliorent à chaque interaction, créant une « intelligence scalaire ».
  • Dette technique réduite :
    Le « rétrofit » (plaquer l’IA sur du vieux) crée une jungle de pipelines fragiles et coûteux. L’approche native élimine ces goulots d’étranglement dès la conception.
  • Orchestration d’agents :
    On ne parle plus d’applications statiques, mais d’agents. Un agent occupe un rôle dans une organisation : il trouve la donnée, pense avec une logique métier et agit directement dans les workflows.

 

3. Les métriques de la domination marchande

Le passage au natif se traduit par des indicateurs de performance (KPI) qu’aucun modèle assisté ne peut égaler.

  • Efficacité économique radicale :
    Les startups AI-Native génèrent en moyenne 3,48 millions de dollars de revenus par employé, soit 6 fois plus que les entreprises SaaS traditionnelles.
  • Structure allégée :
    Ces entreprises opèrent avec des équipes 40 % plus petites tout en produisant plus.
  • Time-to-Market :
    Les organisations natives atteignent le statut de licorne un an plus tôt que les autres.
  • IT comme moteur de croissance :
    L’infrastructure n’est plus un centre de coûts pour la maintenance, mais un levier d’innovation stratégique.

4. Les champions mondiaux de l’IA Native

Pour illustrer ce fossé, regardons comment les géants redéfinissent leurs secteurs.

  • Netflix :
    Exemple parfait de l’IA pervasive. L’IA ne se contente pas de recommander des films. Elle optimise la qualité du streaming en temps réel, personnalise les vignettes (thumbnails) pour chaque utilisateur et gère la charge des serveurs de manière proactive.
  • Uber :
    Uber n’a pas « amélioré » le taxi, il a créé un modèle natif où le prix dynamique (surge pricing) et l’optimisation des itinéraires sont gérés par des agents intelligents, offrant une scalabilité impossible pour une centrale de taxi traditionnelle.
  • Tesla :
    Sa plateforme de conduite autonome apprend de chaque véhicule sur la route. Ce n’est pas une mise à jour logicielle classique, c’est un système natif qui utilise les données de la flotte pour améliorer continuellement son modèle d’inférence.
  • Amazon :
    Fin 2025, Amazon a annoncé la réallocation de près de 14 000 à 30 000 postes pour se concentrer sur des priorités « AI-heavy ». Ce n’est pas une simple coupe budgétaire, c’est une refonte totale de leur modèle opérationnel pour devenir AI-Native au cœur de leur logistique.
  • Notion & Miro :
    Ces outils ont intégré des agents qui ne sont plus des chatbots, mais des partenaires capables de lier des documents, des bases de données et d’exécuter des tâches multi-étapes en connaissant tout le contexte du projet.

2026, l’année de l’honnêteté

L’IA ne sauvera pas un modèle hérité (legacy). Comme le dit l’adage : tenter de moderniser de vieilles méthodes avec de l’IA, c’est comme « apprendre à une calculatrice à rêver ». Elle fera de nouveaux tours, mais elle ne pensera jamais avec vous.

Pour obtenir un avantage concurrentiel durable, l’objectif n’est plus d’utiliser l’IA, mais de devenir IA. Cela demande de reconstruire votre infrastructure (GPUs, bases de données vectorielles), de repenser vos équipes et de placer l’orchestration au sommet de votre pyramide de leadership.

Prêt à transformer votre business ? Ne sprintez pas vers l’assistance, bâtissez pour la nativité.

Comment j’ai refait mon papier peint grâce à l’agilité (et survécu)

Quand le coach agile passe du post-it au rouleau à tapisser…

L’agilité, ce n’est pas que pour les développeurs. C’est aussi pour les gens qui veulent survivre à un chantier sans divorcer.
– Moi, quelque part entre deux lés de papier peint.

1. Prologue : Le coach agile au pays du rouleau

Tout a commencé un matin, café à la main, en regardant ce mur du salon… Vous voyez le genre : un papier peint aux motifs passés qui date de l’époque où la VHS faisait encore autorité. Et là, une idée (très peu agile, je l’admets) m’a traversé l’esprit :

Tiens, et si je profitais de mes quelques jours de congé pour refaire tout le rez-de-chaussée ?

Évidemment, c’était censé être rapide. Deux jours max.

Spoiler : ce ne fut pas deux jours.

Mais voilà, en bon coach agile, j’ai décidé de mettre mes pratiques à l’épreuve. Après tout, si l’agilité permet de livrer des logiciels de qualité dans l’incertitude, elle devrait pouvoir m’aider à poser trois lés de papier peint, non ?

Spoiler bis : ça a super bien marché. Enfin, presque.

2. Le backlog du rez-de-chaussée : ou l’art de découper l’enfer en stories

Avant même d’acheter un seul rouleau, j’ai pris une page blanche (bon, une app de notes, faut vivre avec son temps) et j’ai listé tout ce qu’il y avait à faire :

  • Déposer l’ancien papier peint (ça colle encore au mur comme mes enfants à leurs tablettes)
  • Réparer les murs (parce que surprise : il y avait des trous derrière les fleurs)
  • Appliquer une sous-couche
  • Acheter le nouveau papier peint (en conciliant goûts esthétiques et budget de coach agile)
  • Poser le nouveau (sans bulles, sans larmes, sans divorcer)

J’ai ensuite découpé ça en user stories. Oui oui :

Et hop, mon backlog était prêt. Priorisé. Visible. Et déjà, je respirais mieux.

3. Sprint Planning : de l’eau, des spatules, et un plan imparfait

J’ai ensuite planifié mon Sprint 1 :
Objectif : décoller le vieux papier peint et réparer les murs.

Durée : 2 jours.
Ambition : trop haute.
Réalité : pleine de surprises (et de champignons derrière un mur… mais chut, ça reste entre nous).

J’ai sorti mon vaporisateur, ma spatule, et une playlist motivante.

Rapidement, j’ai compris une chose : mon « Definition of Done » était trop floue.

Est-ce que « le papier ne tient plus au mur » = fini ?
Ou faut-il « plus aucun résidu, pas même une micro-fibre de colle » ?

Après un daily meeting avec moi-même, j’ai reformulé :
Done = mur sec, propre, lisse et sans morceaux visibles.

Moralité : ne jamais sous-estimer l’importance d’une Definition of Done, même quand on fait du DIY.

4. Le daily stand-up avec mon mur (et mon chien)

Chaque matin, je faisais mon petit point :

  • Ce que j’ai fait hier : “Décollé 2 pans, trouvé un vieux câble électrique et crié très fort.”
  • Ce que je vais faire aujourd’hui : “Poncer, reboucher, méditer sur mes choix de vie.”
  • Obstacles : “Mon chien a mangé un rouleau. Le vrai, pas celui de papier.”

Même seul, ce rituel m’a gardé sur les rails. Et honnêtement, parler à son chantier, c’est thérapeutique.

5. La livraison incrémentale (ou pourquoi j’ai commencé par les toilettes)

Plutôt que de viser un big bang « tout refait d’un coup », j’ai opté pour une approche incrémentale.

Premier espace livré : les toilettes. Petite pièce, peu de risque, impact visuel immédiat.
Résultat : satisfaction utilisateur (famille) + confiance boostée (moi).

On parle souvent de « quick wins » en agile. Eh bien là, c’en était un.
Et j’ai même eu droit à un compliment :

C’est pas si mal.
Ce qui, dans le langage conjugal, veut dire : presque félicitations.

6. La rétrospective (et le moment où j’ai failli tout repeindre en blanc)

Après chaque pièce, je faisais une mini rétrospective :

  • Ce qui s’est bien passé : “J’ai réussi à faire un raccord quasi parfait.”
  • Ce qui a moins bien marché : “J’ai collé un lé à l’envers. Oui, ça arrive.”
  • Actions : “Toujours vérifier le sens AVANT d’appliquer la colle.”

Ces pauses m’ont évité l’épuisement, la panique, et la tentation d’appeler un professionnel en pleurant.

7. Le rôle des stakeholders (ou comment convaincre ses enfants qu’un mur uni c’est cool)

L’agilité, c’est aussi l’écoute des parties prenantes.

J’ai donc organisé une session “Design Thinking” version familiale :
Post-its, moodboard Pinterest, votes avec des bonbons.

Résultat : compromis atteint. On a choisi un papier peint à motifs juste assez audacieux pour plaire aux enfants, et suffisamment neutre pour éviter la crise parentale.

Et j’ai réalisé que la co-création, même dans la déco, rend tout plus fluide.

8. Le Kanban sur le frigo : visuel, simple, efficace

J’ai collé un mini tableau Kanban sur le frigo :

  • À faire : chambre d’amis, finitions
  • En cours : salon
  • Fait : entrée, WC, couloir

Effet immédiat : ma compagne a arrêté de me demander “Tu fais quoi aujourd’hui ?”, et les enfants ont joué au Scrum Master en déplaçant les post-its (“Papa, c’est pas encore fini ça ?”).

9. L’art du MVP : Mur Viable et Posé

Comme dans tout projet, j’ai dû faire des compromis.

J’avais rêvé d’une frise, d’un mur accent coloré, de moulures…
Mais l’objectif principal était un rez-de-chaussée propre, moderne, et vivable.

Le MVP, ici, c’était un mur bien fait, sans bulles, et sec.

La suite ? Ce sera dans une prochaine itération. Ou un autre congé.

10. Conclusion : l’agilité, c’est un super pouvoir… même avec de la colle

En fin de compte, ce chantier m’a rappelé pourquoi j’aime tant l’agilité.

Ce n’est pas juste une méthode.
C’est une philosophie qui vous aide à :

  • Gérer l’incertitude (oui, même celle de la colle qui sèche trop vite)
  • Travailler en équipe (ou du moins, éviter les engueulades)
  • Apprendre en faisant
  • Rester aligné sur un objectif clair
  • Et surtout : livrer de la valeur (même si cette valeur sent la colle fraîche)

Alors, la prochaine fois que vous vous lancez dans un projet maison, rappelez-vous ceci :

Un bon coach agile ne pose pas juste du papier peint. Il itère, il teste, il livre, et surtout… il nettoie ses outils en fin de sprint.

Pourquoi utiliser le selfcare dans votre relation client ?

Le selfcare sur une application est une tendance croissante dans le monde du digital qui permet aux utilisateurs de réaliser des démarches ou de faire des achats de manière autonome, sans avoir recours à l’aide d’une tierce personne. Les avantages de cette méthode incluent la rapidité, la commodité et l’autonomie pour les utilisateurs.

Cependant, il peut également y avoir des inconvénients pour les utilisateurs qui ne sont pas à l’aise avec les technologies digitales. Découvrez comment le selfcare sur une application peut améliorer votre expérience utilisateur et vous permettre de gagner du temps.

Qu’est-ce que le selfcare ?

Un site internet ou une application utilisant le selfcare est conçu pour permettre aux utilisateurs de réaliser des démarches ou de faire des achats de manière autonome, sans avoir recours à l’aide d’une tierce personne. Les caractéristiques clés d’un tel site ou application comprennent une interface intuitive, une navigation simple et une présentation claire des informations.

L’interface doit être conçue de manière à être facilement compréhensible pour tous les utilisateurs, même ceux qui ne sont pas familiers avec les technologies digitales. La navigation doit également être simple, avec des menus clairs et des boutons d’action évidents. Les informations présentées doivent être claires et concises, avec des descriptions détaillées des produits ou services proposés.

selfcareLes sites internet et les applications de selfcare permettent aux utilisateurs de réaliser des démarches en ligne, comme la souscription à un produit ou service, ou le suivi de leur commande ou de leur dossier. Les utilisateurs peuvent également accéder à des outils de simulation pour évaluer les coûts et les avantages de différents produits et services. Les utilisateurs peuvent également accéder à des informations en ligne pour répondre à leurs questions, comme des FAQs et des guides d’utilisation.

Les avantages

Les avantages du selfcare pour les utilisateurs incluent la possibilité de réaliser des démarches en ligne à tout moment et de manière autonome, ainsi que l’accès à des outils de simulation pour évaluer les coûts et les avantages des produits et services proposés. Les utilisateurs peuvent également accéder à des informations en ligne pour répondre à leurs questions, ce qui permet de gagner du temps et de l’argent.

Les inconvénients

Cependant, le selfcare présente également des inconvénients, notamment pour certains utilisateurs qui peuvent se sentir perdus ou intimidés par les technologies digitales. Pour ces utilisateurs, l’aide d’une tierce personne peut être préférable pour réaliser des démarches en ligne. De plus, certaines personnes peuvent préférer avoir une interaction humaine lors de la souscription à un produit ou service, plutôt que de le faire en ligne. Il est donc important pour les entreprises d’avoir une stratégie pour répondre aux besoins de différents utilisateurs, en proposant une assistance en ligne ou en personne.

En somme, le selfcare est un outil très pratique pour les entreprises qui souhaitent offrir une expérience utilisateur fluide et autonome à leurs clients.

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